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SE LANCER EN PEDAGOGIE FREINET

jeudi 25 octobre 2018, par classedu

ESPACE INFOS FREINET

Cet espace a été conçu pour aider tous les enseignants souhaitant se lancer en pédagogie Freinet. Les pistes que vous pouvez consulter, télécharger, imprimer, sont celles proposées à chaque fois par un membre de l’ICEM-Pédagogie Freinet, et donc ne reflètent que sa propre pratique.

Choisissez celles qui vous parlent le plus, et peu à peu, laissez-vous porter ! Et nous vous engageons à rejoindre le Groupe Départemental le plus proche de chez vous, à participer à nos actions de formation (stages, salons, congrès).

Tout cela est consultable sur le site de l’ICEM, qui est là pour aller beaucoup plus loin dans la connaissance et l’approfondissement de la pédagogie Freinet.

" Avec un groupe de "copains" qui mènent le même combat que moi, nous nous sommes mobilisés, et avons créé un espace neuf, précieux, mutualisé, pratique, pour aider tous ceux qui veulent travailler autrement". Avec son site, Daniel Gostain offre une véritable encyclopédie numérique de la pédagogie Freinet. On apprend à travailler la lecture, l’écriture, le calcul dans une optique Freinet. Les questions de l’aménagement de la classe, du travail individualisé, de la relations avec les parents sont aussi évoquées. (Le café pédagogique).

TEMOIGNAGES

A l’âge de trente-trois ans, j’ai bifurqué dans ma vie professionnelle pour devenir enseignant, enseignant en élémentaire. Ce choix, je ne l’ai jamais regretté. Très vite, j’ai cherché la façon de faire apprendre qui me "parle", de rencontres en rencontres, de stages en stages, et c’est l’esprit de la pédagogie Freinet qui m’a le plus séduit, qui est de permettre à des enfants, pas seulement élèves, de s’exprimer, de chercher, de partager, de penser de la façon la plus libérée possible.

Cette pédagogie Freinet, je l’ai explorée dans toutes ses facettes, celles qui la rendent vivante, comme celles qui la questionnent, la bousculent. Et je continue à le faire. En compagnie de partenaires passionnés comme moi, acceptant toujours de se remettre en question(s), prêts à dire leurs fiertés comme leurs doutes (fréquents), ce qui est malheureusement rarement le cas à l’école.

Ce vivant, j’aime le retrouver dans ma classe, dans ce mouvement qui anime les enfants, un mouvement qui manifeste un élan, une vitalité, une présence. Et qui se voit.

Mais, il y a un MAIS. Cette liberté est battue en brèche par toutes les injonctions venues de haut (qui se transforment en injonctions que nous nous donnons à nous-mêmes), et qui nous susurrent : "Ces enfants sont d’abord des élèves. Ils ne savent pas ce qui est bon pour eux. Vous devez le leur inculquer. Vous êtes leur maître !"

Pourtant, je rencontre de nombreux enseignants qui voudraient faire autrement, qui voient leur rôle comme passeurs plus que comme managers. Souvent des jeunes.

Alors, ce week-end dernier, avec un groupe de "copains" qui mènent le même combat que moi, nous nous sommes mobilisés, et avons créé un espace neuf, précieux, mutualisé, pratique, pour aider tous ceux qui veulent travailler autrement.

Suite de l’article : https://www.icem-pedagogie-freinet....

Démarrer en pédagogie Freinet certes, mais démarrer dans le métier d’enseignant n’est pas anodin non plus. Je pense que mon parcours professionnel antérieur a influé sur la réalisation de ce métier.

Je suis entrée à l’Éducation nationale par défaut. Je venais de démissionner ne supportant plus le travail que je faisais : plusieurs années dans différentes compagnies d’assurance après une formation universitaire en sciences économiques, puis en statistiques. Un recrutement de suppléants éventuels sur simple entretien à l’inspection académique m’offrit cette opportunité. Ma représentation de l’école, hors mes souvenirs personnels d’élève, était nourrie de mes lectures étudiantes comme Libres enfants de Summerhill d’Alexandre S. Neill, Une société sans école d’Ivan Illich… bref, une vision de l’école critique et utopiste.

Les premiers temps, je n’ai fait que de courts remplacements en essayant d’enfiler les chaussons des maîtres que je remplaçais. Les heures passées avec les enfants me plaisaient, mais ne donnaient aucun sens à ce que je faisais.

Après les vacances de Pâques, j’ai eu la chance de remplacer un congé maternité jusqu’à la fin de l’année scolaire. Pour être à la hauteur du défi d’enseigner quand on n’est pas formé, je me suis mise à lire les revues spécifiques à la classe avec des fiches de préparation. Les enfants étaient agréables, je passais de bonnes journées. Mais je me suis vite retrouvée devant ce problème que je n’avais pas perçu avant : les enfants qui progressaient étaient ceux qui étaient déjà très bons et ceux qui auraient dû progresser restaient en échec. Je faisais des leçons, des exercices, une évaluation et je passais à une autre notion et tout recommençait, un véritable cercle infernal.

J’ai décidé alors de permettre aux enfants de recommencer leurs exercices jusqu’à ce qu’ils réussissent. Mais il a fallu les accompagner, travailler à côté d’eux… il fallait donc que les autres travaillent seuls.

Suite de l’article : http://www.catchabrun.com/2018/01/d...

Voir en ligne : SE LANCER EN PEDAGOGIE FREINET

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