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Situations de travail ritualisées pour l’exemple

jeudi 14 septembre 2017, par classedu

- Le défi conjugaison Jeu de l’oie (avec dé) conçu pour l’entraînement à la conjugaison. Chaque case de la piste représente un verbe (choisi parmi les 50 plus fréquents) et une personne (ex : pouvoir, 2e personne du singulier).
- Les joueurs (seuls ou en équipes) inscrivent leurs réponses sur une fiche spéciale et la correction finale valide les propositions (nombre de points marqués = nombre de réponses exactes) ou
- Pour poursuivre le chemin, trouver la bonne orthographe (plusieurs propositions successives alors possibles)
- Les questions-réponses Comme il est demandé aux élèves en « calcul mental » de produire rapidement un résultat en réponse à un calcul simple (sur l’ardoise ou sur un cahier spécial), il est possible de les solliciter sur des questions lexicales, orthographiques ou syntaxiques.
- 1) Quelques exemples pour le lexique. • Les contraires : en conservant tout ou partie d’un mot (nom, adjectif, verbe), trouver son contraire.
- Contraires de poli - impoli ; régulier - irrégulier ; capacité - incapacité.
- Contraires de boucher - déboucher ; faire - défaire ; gracieux - disgracieux ; paraître - disparaître.
- Contraires de content - mécontent ; moral - amoral ; … Pourtant, suivant les règles de construction mises en évidence,
- peut-on dire qu’une infusion est le contraire d’une fusion, qu’une infraction est le contraire d’une fraction (un nombre entier, peut-être) ?
- peut-on penser qu’un dispositif est un négatif, que démarrer c’est devenir triste ?
- peut-on enfin construire méchant en contraire de chant ou adoré en contraire de doré ? La recherche d’exemples qui n’obéissent pas à la formation des mots avec les affixes (préfixes et suffixes) et l’invention de « faux contraires » donnent de nouvelles occasions d’être confronté à donc de manipuler les règles ou régularités constatées. Le même travail peut être proposé avec les diminutifs :
- comment former un mot pour désigner un petit livre (un livret) ; un petit camion (une camionnette) ;
- un petit d’ours (un ourson) ; un petit de chat (un chaton) ; Mais une chouette a-t-elle à voir avoir un petit chou ; une facette avec une petite fac ; une banque serait-elle une grosse ou grande banquette ; un étalon un petit étal ; … ? Aborder les familles de mots et dérivations, se référer à l’étymologie sont alors des moyens de comprendre l’origine et l’orthographe. Les nominalisations : sur le même principe, transformer des verbes en noms (et réciproquement). opérer - opération ; ressembler - ressemblance ; indiquer - indicateur…
- 2) Quelques exemples en orthographe. Les homophones (hétérographes)
- Choisir entre c’est ; ses ; ces ; sais ; sait ou s’est pour compléter les phrases lues (liste des homophones déjà constituée après rencontres et recherches). Privilégier les phrases ou apparaissent le présentatif c’est et le possessif ses qui sont les graphies les plus fréquentes.
- Même consigne avec à ; as ; ah / est ; es ; et ; ai ; eh ; haie … et les autres homophones fréquents. Les accords dans le G.N. Écrire un mot d’un groupe nominal lu en prenant garde aux accords éventuels (genre et nombre). Constituer une liste de mots obéissant à des régularités déjà constatées, une autre liste de mot fonctionnant différemment afin d’introduire peu à peu ces derniers dans le questionnaire.
- 3) Quelques exemples pour la syntaxe. Tirer au sort des étiquettes cadavre exquis ou carré lescurien , les afficher et demander de construire toutes les phrases possibles (en vérifiant les relations entre les éléments). Proposer une phrase de base et demander de l’expanser pour en faire la phrase la plus longue possible. Même principe pour la réduction : réduire pour ne garder que les éléments de départ (phrase minimale). Proposer une phrase à 1 sujet, 1 verbe et réclamer plusieurs verbes pour le même sujet (énumération, suite logique ou synonymie) ou plusieurs sujets pour le même verbe.

- Les phrases-problèmes : Sensibiliser les élèves à la compréhension de structures syntaxiques qui leur sont peu familières. Phrases rencontrées lors de lectures ou proposées par l’enseignant.
- 1) Exemples en lecture : Écrire au tableau [AS]. Faire lire le mot. Prononciation ou non de la lettre « s » finale ? Phrase d’étude : L’as, tu l’as ? idem avec [EST] : Il est à l’est. avec « ient » : il revient / il est patient / ils se marient avec « vient » : il convient / ils convient avec « vent » : le couvent / elles couvent : Les poules de couvent couvent Ponctuation : Le maître, lui, enfonce son bonnet sur la tête.
- 2) Exemple en orthographe (homophonie) : Phrases d’étude (à écrire sous la dictée) : Luc compte (conte ?) ses aventures tous les soirs. Il est temps de reprendre les rennes (reines ?). Quand Caen sera-t-il atteint ?

- Le loto des homonymes Respectant le principe du Loto, les joueurs, en possession de cartons où apparaissent des phrases à trous (plusieurs phrases se rapportant aux graphies d’un homophone), attendent le tirage d’une étiquette. Le meneur de jeu tire au sort une graphie de l’homonyme. Les joueurs qui pensent pouvoir combler un trou grâce à l’étiquette écrivent sur leur carton. Le gagnant est celui qui a rempli le premier son carton, après vérification (outils à disposition pour la correction).

- Le texte à saturation L’écriture d’un texte (ou d’une phrase) « à saturation », c’est-à-dire dans lequel le même son revient constamment, si elle est pratiquée régulièrement s’avère un moyen efficace pour retrouver, employer et installer les orthographes différentes d’un même phonème. Cette écriture à contraintes suppose des aides possibles pour les élèves les plus fragiles (utilisation de dictionnaires, de répertoires à construire). Sont à privilégier les sons à graphies multiples ou problématiques [o] ; [k] ; [g] ; [s] ; … L’objectif du travail est la consolidation de la correspondance (non systématique) entre phonème et graphème .
- Production Cycle lll : Quatre copains, avec leurs masques de carnaval, animent le quartier de l’aqueduc. Franck, en capitaine, portant une archaïque tunique multicolore et un képi kaki cabossé, danse la mazurka avec Carole, l’archange clinquant ; Chloé en coq à crête colorée, bec cassé crie « cocorico » sur un air de polka ; Luc, clown à casquette, avec un accordéon acquis pour quelques kopecks, fait des claquettes. Quelle cacophonie ! Les jeux sur les lettres imposées ou absentes (voir plus précisément la partie « jeux littéraires ») :
- « Le logorallye » Ecrire une phrase composée d’un minimum de n mots (n à définir) dans chacun desquels une lettre imposée doit apparaître (possibilité de proposer 2 lettres au choix). Lettre imposée a , nombre de mots minimum 6 : A Paris, la circulation automobile agace la population ! Lettres imposées q ou g , nombre de mots minimum 7 : Quel paysage ! montagneux, grandiose, magnifiquement enneigé, magique !
- « Les lipogrammes » Produire ou transformer des phrases ou de courts textes en s’imposant de ne pas utiliser une lettre interdite à l’avance.
- « les pangrammes » Produire ou transformer des phrases ou de courts textes en s’imposant d’utiliser une liste de lettres déterminée à l’avance, voire tout l’alphabet.
- L’énigme (phrase ou texte) hebdomadaire (situation problème) Chaque semaine, une phrase (ou un texte) à trous est proposé(e) aux élèves (phrase ou texte déjà connus car entendus : lecture partagée ou lecture « feuilleton » ou autre). Chaque mot manquant est remplacé par des points (dont le nombre correspond au nombre de lettres composant le mot). Des indices peuvent être ajoutés (dans des « fenêtres » apparaissant au-dessus du texte : indication concernant la classe du mot, une particularité, le temps de conjugaison d’un verbe) 1) Les élèves, d’abord individuellement, puis en binômes émettent des hypothèses pour combler les trous. 2) Les propositions sont toutes collectées au tableau (sans débat ni validation) par le maître. 3) Les élèves réagissent en argumentant pour retenir une orthographe plutôt qu’une autre (justification sémantique, syntaxique ou lexicale). 4) Le livre ou le document dont est extraite la phrase sont utiles pour vérifier et confirmer .

- La dictée argumentée Un texte est dicté aux élèves. À l’issue de la copie, les élèves peuvent poser des questions à la classe sur l’orthographe d’un mot. La classe (un élève ou plusieurs à la suite : proposition, contre-proposition, …) répond en justifiant l’orthographe proposée. Les élèves échangent les avis puis se décident individuellement sur l’orthographe retenue (par chacun). Le corrigé est dévoilé et les conclusions éventuelles (à propos de problèmes à résoudre et particularités constatées) sont relevées.

Voir en ligne : Source et complément

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