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La lecture documentaire

samedi 9 septembre 2017, par classedu

Par cette pratique, on vise à la fois l’acquisition de compétences spécifiques de lecture (pragmatiques, stratégiques et de compréhension) et la découverte d’informations ou la construction de connaissances nouvelles.

La lecture documentaire relève, comme la lecture littéraire, de processus interprétatifs : le lecteur réagit au texte qu’il lit, il se représente les informations en fonction des diverses expériences qu’il mobilise. Les mises en œuvre du travail interprétatif reprendront quelques tâches citées plus loin pour la lecture littéraire : reformulation, courte synthèse, transposition (schéma, représentation graphique, choix parmi plusieurs images) de façon à provoquer chez les élèves l’explicitation des conduites interprétatives. L’implicite, la densité, l’organisation hiérarchique, le statut des différents textes et leurs éventuels agencements, ainsi que les positions énonciatives seront l’objet d’approfondissements dans des ateliers de lecture lorsqu’un de ces éléments apparaîtra comme problématique. Pour l’analyse des activités dans lesquelles on engage les élèves, on peut distinguer plusieurs temps constitutifs d’une lecture documentaire : la préparation de la recherche, la recherche proprement dite, le traitement de l’information, la restitution.

On ne suppose pas que tous ces moments doivent être systématiquement présents à chaque séance de lecture documentaire. Par exemple, dans le cours des activités disciplinaires, les élèves peuvent être amenés à traiter des textes documentaires choisis par le maître, cela sous sa conduite (guidage) pour apprendre progressivement à le faire seuls. Dans les ateliers de lecture, il est possible de segmenter les tâches avec des objectifs d’apprentissage très spécifiques (exploration de sommaires ou d’index, etc.).

En effet, avant d’aborder un projet de recherche documentaire dans son intégralité, les élèves devront avoir acquis des compétences minimales en lecture documentaire afin de pouvoir sélectionner les ouvrages, les textes, les images dont ils auront besoin. Il conviendra donc de solliciter le plus souvent possible cette lecture dans le cadre des apprentissages disciplinaires sur des textes choisis par le maître, apportés par les élèves ou rassemblés à la suite d’une recherche documentaire.

Néanmoins les élèves seront amenés assez régulièrement à vivre les diverses phases dans des situations qui ont un sens clairement perçu par eux. Tout au long du cycle, l’encadrement de l’activité par le maître, les aides qu’il apporte, le soutien qu’il procure à certains élèves moins performants ou plus lents évoluent de telle façon que tous assument de plus en plus la démarche entière de manière autonome sur des supports de plus en plus complexes et diversifiés. Au cycle 3, les expériences antérieures constituent des points d’appui importants même si elles n’ont pas été formalisées. La fréquentation régulière de lieux de lecture et/ou de prêt (bibliothèque centre documentaire, bibliothèque municipale, etc.), l’habitude de rechercher des livres – ou autres supports – adaptés à des situations différentes, la catégorisation des ouvrages (identification de la fiction et du documentaire) sont des ressources que l’élève de cycle 3 doit apprendre à mobiliser pour construire des méthodes de travail.

La lecture documentaire prend place dans le cadre des enseignements disciplinaires qui, presque tous, la requièrent naturellement, soit pour compléter des connaissances acquises, pour valider des réponses construites par observation ou expérimentation, pour aborder des thèmes ou phénomènes nouveaux, soit pour réaliser des projets qui s’articulent aux champs disciplinaires ou encore simplement pour le plaisir de la découverte. Si les connaissances auxquelles confronte la lecture documentaire sont bien installées (après une séquence d’activités spécifiques en histoire ou en sciences par exemple), on pourra avoir des exigences plus fortes sur la « méthodologie  » de la recherche proprement dite. Si au contraire la recherche débouche sur de la découverte de connaissances, on allégera certaines phases de la recherche en aidant davantage les élèves à se concentrer sur les savoirs nouveaux qu’ils abordent ainsi.

Voir en ligne : Source et complément

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