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Démarche d’apprentissage en sciences

vendredi 26 juin 2009, par classedu

La mise en situation des élèves peut être de plusieurs ordres :

lancer un défi aux élèves : Comment allumer une pile cylindrique avec un fil et une lampe ? provoquer un questionnement par une situation étonnante : Un glaçon ne fond pas rapidement dans un pull en laine ! vérifier une hypothèse qui fait sens pour le groupe : La laine conserve un glaçon plus longtemps que d’autres matériaux, conserve-t-elle aussi un liquide chaud ? exploiter un thème sur un fonctionnement technologique : Pourquoi un aéroglisseur avance vers l’avant alors que l’air est propulsé vers l’arrière : exploitation de l’hélice et des propriétés de l’air. Exploitation d’une erreur : On peut comprendre un phénomène en définissant ce qu’il n’est pas On peut résumer ces situations expérimentales ainsi : vérification d’une hypothèse observation biologique se questionner sur la perception du monde qui entoure l’élève présentation d’un phénomène " magique " et son exploitation défi et anticipation sur une réaction technologique, scientifique ou une observation compréhension des phénomènes qui régissent le fonctionnement d’un objet technologique (à l’exception des systèmes " boîtes noires "pour lesquels le démontage ne peut faire sens pour les élèves ou qui représentent un danger) expérimenter un phénomène pour " démonter des idées fausses "

Organisation et programmation pédagogiques des activités :

Deux grandes options peuvent animer les enseignements par expérimentation. L’une consiste à créer un cadre d’apprentissage rigoureux lié aux instructions et aux programmes officiels dans une succession de séances répondant chacune à un apprentissage précis pour les élèves. L’autre à ouvrir un " chantier " de réflexion et de recherche sur un thème qui évoluera en tenant compte des hypothèses réelles des élèves. Les objectifs et les compétences des élèves doivent en ce cas être clairement définis pour conserver un cadre continu et cohérent avec les programmes et les instructions. Ce dispositif est intéressant dans le sens où il peut intégrer des séances pour traiter l’erreur et les représentations fausses dans un cadre de vécu commun dans la classe.

Dispositifs pédagogiques

Le travail en classe peut être présenté aux élèves sur des dispositifs : individuels, collectifs selon le choix pertinent de l’enseignant. L’aide aux élèves, la différenciation pédagogique seront d’autant mieux prises en compte que les dispositifs pédagogiques seront variés. Toutes les formes sont envisageables. Un écueil à éviter serait de ne pas faire manipuler, observer, argumenter les élèves. Les choix des enseignants seront directement liés aux contraintes espace/temps/matériel. Le rôle de l’enseignant étant d’intégrer les horaires de pratique des langages dans l’emploi du temps général et de rechercher le matériel nécessaire à la bonne marche des apprentissages. H faut absolument éviter la démonstration par l’expérience du maître devant une classe inactive. Avancer dans la démarche scientifique demande de recourir à des débats, des argumentations, des comptes-rendus qui peuvent être organisés dans un échange collectif mais aussi individuellement entre le maître et l’élève.(principalement en maternelle)

Pratiques de la langue écrite

L’argumentation écrite apporte à l’enfant la formation de la pensée. Ecrire ce qu’il pense lui permet de filtrer ses propres représentations du phénomène observé. Il progresse dans la logique de sa pratique de l’écrit mais surtout il entame un débat intérieur qui l’aide à former sa pensée. Il pourra dans un deuxième temps confronter ses idées avec un groupe restreint ou un groupe étendu. On peut penser que cela ne suffit pas à atteindre un apprentissage.
- L’élève apprend à anticiper une action en créant des listes de matériels.
- L’élève apprend à communiquer et à rédiger des questionnaires pour interroger des scientifiques par messagerie électronique.
- L’élève apprend à lire et à comprendre la réponse d’une personne inconnue.
- L’élève apprend à prendre des notes sur le travail en cours pour rédiger des comptes-rendus d’expériences et à les exploiter pour argumenter.
- L’élève apprend une démarche de recherche documentaire active, à utiliser un sommaire, à sélectionner un renseignement pertinent, à affiner sa "problématique ",il apprend à rechercher des renseignements sur des supports TICE. La pratique écrite pendant les séances expérimentales du type " la main à la pâte " peut être différée. Les élèves devant privilégier plus l’écrit à l’expérience ou l’inverse. La prise de note permettant de rédiger le compte-rendu à posteriori paraît être une solution.

Pratiques de la langue orale La pratique de la langue orale permet à l’élève de devenir citoyen. Il doit apprendre à écouter, argumenter, respecter un thème de discussion. Ce temps lui permet à nouveau d’affiner sa conception des phénomènes scientifiques observés et d’avancer dans la formulation de ses savoirs. La confrontation à des pairs permet à l’élève de savoir formuler une argumentation et de tenir un débat contradictoire. Le rôle de l’enseignant est important dans l’animation de ce temps de parole et dans les choix collectifs qui s’y opèrent.

Rôle de l’enseignant

L’enseignant doit décentrer son rôle, il n’est pas celui qui apporte le savoir mais celui qui permet au savoir d’émerger. La complexité des sciences montre la limite de la découverte systématique par les élèves. L’enseignant opère des choix et propose des situations pédagogiques ouvertes ou fermées selon ses objectifs. Il se tient informé des représentations réelles de élèves (cahier d’expérience). Il serait difficile de déboucher sur des savoirs sans ce pilotage. L’enseignant doit définir le moment où il apporte le vocabulaire scientifique précis, le savoir scientifique (formalisation des paroles des élèves). On peut penser qu’un vocabulaire précis serait à apporter sur la base d’un vécu commun à la classe qui arrivée à ce point de connaissance doit le maîtriser, on doit filtrer les informations en définissant la capacité des élèves à comprendre le niveau d’explication des phénomènes observés.(le niveau de ce qui est observable par les enfants semble être la limite à l’école primaire). Il doit accepter d’apprendre en même temps que les élèves, l’enjeu étant de ne pas éluder des champs entiers des apprentissages des élèves.

P.-S.

Document Circonscription de Bobigny

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