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Repères pour l’école maternelle

mercredi 2 avril 2008, par classedu

La gestion des classes en école maternelle est particulière, on n’attend pas les mêmes choses qu’en école élémentaire. L’objectif central est de conduire les élèves de leur posture enfantine à une posture d’élèves, certains parlent de « métiers d’élèves », c’est-à-dire un ensemble d’attendus, de rituels et d’obligation pour l’enfant qui séjourne quelques heures à l’école pour y travailler afin d’apprendre, y réussir des tâches pour se développer.

- Préambule :

Les activités scolaires en école maternelle s’effectuent généralement autour des ateliers composés de 4 ou 5 élèves assis autour de tables rondes ou ovales. Ces ateliers ont pour but de favoriser une proximité avec l’enseignant-te : une proximité pour aider l’élève, une proximité pour le rassurer, une proximité pour faciliter des échanges et coopérations entre enfants. Toutefois, rien n’indique que les ateliers soient la formule idéale pour toutes les classes maternelles : l’enseignant ne peut s’occuper de tous les ateliers en même temps, les ATSEM n’ont pas vocation à se substituer au rôle pédagogique de l’enseignant, certains enfants peuvent terminer leurs réalisations avant d’autres, ou s’ennuyer ou ne pas comprendre la signification de ce qui leur est demandé. L’agitation des élèves à certains moments peut paraître comme un indicateur d’une situation non confortable pour les élèves. Rarement, interroge t-on la configuration en ateliers des apprentissages maternels. Rien n’indique qu’ils conviennent à toutes les activités, à toutes les situations, à tous les élèves dont la cognition et les capacités varient beaucoup à l’âge maternel d’un élève à l’autre. Il convient de poser un regard distant sur cette organisation, ré interroger cet usage habituel et peut être penser une alternance de dispositifs pédagogiques dans une classe maternelle avec des moments de travail en ateliers offrant des possibilités de coopération entre élèves ; des moments de retour en grand groupe qui permet de collectiviser les échanges et s’ouvrir au langage d’évocation ; des moments de recherche personnelle étayée par l’enseignant où l’élève apprend progressivement à s’engager dans une tâche seul, comme cela se vit en école élémentaire. L’objectif général est bien de permettre aux enfants de construire, à leur rythme, progressivement leurs personnalités, apprendre à se décentrer pour s’ouvrir aux autres, aux camarades de classe, entrer dans le langage avec les siens et les adultes.

- Corpus :

Il est vrai que les ateliers permettent offrir aux enfants des jeux dont ils ont encore besoin, et des activités qui leur permettent de construire, à leur rythme, progressivement leurs personnalités. Dans un atelier, chaque enfant peut agir à son propre rythme et tenter de coopérer avec ses voisins. L’enseignant peut plus aisément repérer les lacunes des élèves, leurs erreurs et les aider dans un rapport duel, il peut plus facilement, avec le dispositif en atelier, aider les enfants dans une réponse personnalisée. L’adulte connaissant plus précisément les difficultés du jeune élève mais aussi ses possibilités, il lui proposera une progression mieux adaptée à ses besoins. Mais l’atelier doit aussi être un endroit de réels apprentissages aux visées correctement ciblées, modestes mais évaluables. Il convient que les élèves soient plus que quelques dizaines de minutes par semaines en réel apprentissage. Du coup, des dispositifs alternant travail en ateliers, évocation du travail en groupe collectif, étayages particuliers de l’enseignant-te. De manière générale, selon l’âge des enfants, la situation de l’école, il est utile d’observer certaines précautions :

- Effectuer une alternance entre les activités collectives et les activités individuelles, afin que les initiatives individuelles puissent se manifester plus facilement à certains moments, tandis qu’à d’autres la discussion s’instaure,
- Faire alterner les activités qui demandent de l’attention et celles basées sur les manipulations ou le mouvement qui facilitent et soutiennent l’effort mental,
- S’efforcer dans la journée de répondre le mieux possible à tous les besoins des enfants, suivant leur âge…
- Suivre le rythme biologique des enfants, le rythme de travail des enfants n’est pas régulier : alternance entre moments de calme et de repos (dus à la fatigue) et des périodes propices aux activités intenses et au mouvement.

- Les besoins des enfants sont pèle-mêle les suivants : besoins physiologiques (nourriture, sommeil) ; besoins de propreté ; besoins de sécurité, besoins de confort ; besoins affectifs (enthousiasme, écoute, jeux…) ; besoins de mouvement (activités motrices, rondes, comptines, jeux dansés, rythmes, expressions corporelles, récréation, jeux…) ; besoins de jeux et de plaisir (jeux d’imitation, jeux d’eau et de sable, jeux symboliques, déguisements, jeux dramatiques…) ; besoins de calme (jeux individuels, coin repos, coin bibliothèque) ; besoins de socialisation (jeux à règles, jeux de société, ateliers, activités collectives et par groupes) ; besoin d’autonomie ; besoins d’expression et de communication (conversations, échanges, langages, comptines, chants comptes, jeux auditifs codage/décodage) ; besoins de découverte (jardinage, eau, météo) ; besoins de manipulation (atelier mathématique, atelier lecture, atelier d’activités manuelles, jeux d’eau/sable/terre, coins de jeux, atelier graphisme) ; besoin de se connaître et de se situer dans l’espace et dans le temps (déguisements, puzzle, récits, contes, jeux, activités motrices, maths) ; besoin de création (peintures, dessins libres, jeux dramatiques et autres activités créatrices) ; besoin d’imagination (contes, comptines, poèmes, dessins libres, coins de jeux).

Pour les tous petits, il convient d’offrir des activités variées afin qu’ils ne se lassent pas trop vite (coin cuisine, coin chambre, coin garage, jeux d’eau, atelier de déchirage et d’enfilage de grosses perles, atelier de peinture (au doigt, éponges, gros pinceaux … ) et de dessin libre, gros jeux à traîner…

- ACTIVITES GENERALES DE CLASSE MATERNELLE EN ALTERNANCE

Afin que les élèves demeurent en activité et ne finissent pas par s’agiter par ennui, il conviendrait de rythmer la matinée avec par exemple, 15 minutes d’ateliers, 7 minutes de regroupement collectif pour partager ce qu’on a fait, la tâche qu’on a faite, comment on a réalisé la tâche, qu’est-ce qu’on a pu apprendre et qu’est-ce qu’on pourrait faire ensuite. (cela permet de travailler le langage d’évocation). Puis retour en atelier pendant 15 minutes et 7 minutes de regroupement collectif. Et ainsi de suite.

- ACTIVITES EN ATELIERS EN ECOLE MATERNELLE

- Les ateliers permettent d’offrir aux enfants des jeux dont ils ont encore besoin, et des activités qui leur permettent de construire, à leur rythme, progressivement leurs personnalités. Ils respectent le rythme propre de chaque enfant et favorisent la coopération. Le repérage des difficultés des élèves, de leurs lacunes, de leurs erreurs dans un rapport duel et de proximité avec le maître de grammaire. L’aide aux enfants peut davantage être personnalisée, mieux adaptée à ses besoins.

- Précisons maintenant les points forts et les points faibles du dispositif pédagogique en atelier :

- Les points forts des ateliers sont la proximité entre élèves et avec l’enseignant qui vient les aider et s’asseye auprès d’eux dans une relation duelle. Ce sont aussi des petits regroupements où il est plus facile de solliciter la parole des élèves, d’effectuer du langage de situation à 3 ou 4 : que fais-tu ? que ce passe t-il ? qu’en pensez-vous ? qu’observe t-on ? on peut se dire quoi…
- Les points faibles sont de proposer trop d’ateliers diversifiés, une grande variété sur une semaine avec des enfants qui n’y participe pas ou fort peu : 10 minutes seulement ; la dérive est que les apprentissages réels manquent : chose à bien veiller (cf. ce que souligne le rapport Bentolila sur l’école maternelle). Avec les ateliers, il y a un risque d’éparpillement des activités, les travaux réalisés dans chaque atelier risquent d’enfermer les enfants dans une activité individuelle ou de groupe ne découlant d’aucun projet commun, sans liens avec les autres réalisations. Si l’intérêt premier de l’atelier est de permettre aux enfants de progresser à leur propre rythme, il convient de créer des liens entre les ateliers tout en privilégiant l’épanouissement personnel de l’enfant.

- ACTIVITES DE CLASSE, ACTIVITES COLLECTIVES, ACTIVITES INDIVIDUELLES, ACTIVITES D’ATELIER :

- Atelier cuisine : C’est l’endroit privilégié pour établir un dialogue, pour apprendre à vivre ensemble, pour réaliser en commun quelque chose pour le groupe classe. Cet atelier allie moment de langage et activités de mathématiques (pesée, classements…)
- Atelier jeux d’eau : Il sensibilise aux phénomènes naturels, c’est une première initiation scientifique et mathématiques (contenance, flottaison, dissolution, sériations, mesures, perméabilité et imperméabilité, changement d’état de liquide à solide – glace),
- Atelier jeux de construction : Il offre des manipulations de plus en plus précises pour affiner la maîtrise et la coordination des gestes, développer le langage et la pensée mathématique, première initiation à la technologie…
- Atelier jardinage : Il permet l’observation des phénomènes de croissance, la prise de conscience de la vie des plantes, l’approche de la notion de temps qui passe, l’utilisation d’outils spécialisés, regards sur les animaux…
- Atelier météo : Cet atelier convoque l’utilisation de matériel simple, la notion de temps/durée, l’utilisation de codes et tableaux, la notion de cycle…
- Ateliers « coins jeux » : Ces jeux favorisent le langage, la socialisation, l’imagination, l’accession au code, l’autonomie tout en répondant aux besoins de mouvement et de jeu nécessaires aux enfants de 2 à 6 ans. (maison, garage, constructions, jeux de sable et d’eau, déguisements, marionnettes).
- Activités de dessin libre / graphisme : Il s’agit d’offrir aux enfants des activités qui les conduiront progressivement à une maîtrise du geste. Habilité et précision pour le dessin graphique amènent à une coordination de plus en plus fine et à l’écriture.
- Activité de peinture : Elles favorisent la créativité en totale liberté. Le maître fait varier les supports, les matériaux, les techniques. Il relance l’intérêt, il suscite des recherches sur les couleurs et leurs assemblages. Toutefois on peut avoir une création autour d’un projet. Pour certains enfants, les dessins libres ont la vertu de développer l’imagination, chez d’autres, il y a nécessité d’un projet commun : réalisation de bateaux, illustration d’un conte… Des suggestions permettent aux enfants de se renouveler, de s’essayer, de ne pas s’enfermer dans ce qu’ils connaissent déjà ou savent faire. Les « moyens » un peu moins individualistes que les « petits » peuvent réaliser des œuvres communes telles que des grands dessins destinés à la décoration de la classe. Tous y participent avec leurs possibilités différentes et leurs personnalités.
- Activités manuelles : la démarche empruntée par l’enfant est plus importante que le produit réalisé. Tout comme la création obtenue. Les objectifs sont les suivants : susciter le besoin d’activité, le plaisir d’avoir un pouvoir sur la matière, le désir d’agir ; développer l’adresse, l’habileté manuelle ; révéler les traits du caractère et les aptitudes, éveiller le sens esthétique, conduire à une plus grande socialisation, développer les facultés intellectuelles.

- Atelier de langage : Le langage est l’acquisition la plus importante de la petite enfance à l’école maternelle, le langage est au cœur de tous les apprentissages et de tous les moments de la classe, individuellement ou collectivement. Un tel atelier est donc superflu, sauf d’en tenir un de temps en temps de manière à davantage développer de nouveaux apprentissages langagiers, rattachés au coin bibliothèque avec des supports particuliers : images, photos, diapositives, catalogues… mais aussi des feuilles, des cailloux, des insectes… dans le but de favoriser des échanges de la part des enfants sur les objets, échanges entre enfants, avec l’enseignant… Suscitant l’expression et la communication, ces « choses » permettent de préciser le vocabulaire, d’affiner la maîtrise de diverses structures de phrases. Ces activités ou cet atelier serait davantage un lieu constitué d’objets pour parler, pour développer « du langage sur », un langage en situation (discours direct) et un langage d’évocation (discours différé).

- Atelier de préparation à la lecture : L’enfant n’apprend à lire qu’avec une certaine maturité atteinte, et suffisante pour appréhender l’objet écrit à décoder et comprendre. Cet apprentissage s’effectue grâce à des activités préalables à l’apprentissage de la lecture proprement dit : préalables de perceptions visuelles de la représentation de l’espace, acuité de discrimination perceptive tant visuelle qu’auditive, la maîtrise psychomotrice des déplacements oculaires, une pratique suffisamment aisée de la langue orale, la richesse affective motivant et sous-entendant les comportements de communication, l’intuition de la notion de message écrit, la familiarisation avec divers supports de messages, l’accès à certains aspects des notions de signe et de symbole, l’aptitude à comprendre et utiliser les codes. Un développement de l’appréhension de la fonction symbolique du « signe » est appelée : activités de codage et de décodage (signe - image pour marquer le portemanteau, les dossiers, les dessins – signes de couleurs pour démarquer/signifier etc…, rencontre avec les codes sociaux (drapeaux, autoroutes, enseignes…), notion de message (recettes, récits, lettres, etc)…

- ACTIVITES LANGAGIERES :

- Nous avons le langage en situation (discours direct) et le langage d’évocation (discours différé).

- ACTIVITES MATHEMATIQUES :

- Comme l’a démontré Piaget, il n’y a pas de développement d’une logique mathématique sans acquisitions préliminaires de concepts et attitudes indispensables : c’est-à-dire, la conservation des quantités + la réversibilité d’une opération + la possibilité d’ordonner les grandeurs. Ces notions se construisent lentement à partir des expériences de l’enfant que l’école met en scène.

- Les objectifs poursuivis en maternelle sont les suivants :
- développement de l’organisation de l’espace et du temps : prise de conscience de l’espace environnant, notions de « au dessus, en dessous, etc… » ; notions de courbes ouvertes ou fermées, notions d’itinéraire, de gauche/droite ; notion de pavage, mosaïque… notions de rythmes visuels et auditifs, déroulement de la journée, calendrier, images séquentielles,
- approche des grandeurs continues et discontinues : notion de plus grand que, plus petit que, acquisition de vocabulaire lié aux maths (vider, verser, ajouter, enlever, empiler, raccourcir, prendre, prendre, partager, attribuer… ; jeux avec les grandeurs continues (eau, sable, terre) et discontinues (perles…)
- travail sur les ensembles : notion de rangement (tris, jeux de classement), notion d’attribut : rechercher les propriétés d’un objet (couleur, forme, utilité, matière) ; constitution d’ensembles ; appartenance et non appartenance ; premières représentations graphiques d’un ensemble ; constitution d’ensembles ayant une propriété négative ; rencontre avec les sous-ensembles (intersection, réunion) ; relations dans un ensemble : ordre strict (plus petit que, plus grand que), équivalence (avoir la même couleur, la même forme)
- développement de la fonction symbolique : symboles (rapport avec l’objet), signes (totalement arbitraires), codages et décodages (souvent en liaison avec l’organisation de l’espace) approche intuitive des nombres : groupements par 2,3,4 ; partages en 2 et en 4 ; jeux de dominos et autres jeux de société. découverte des propriétés des objets.

- En conclusion pour re - imaginer la classe maternelle :

- On pourrait penser une autre classe en atelier plutôt différencié que diversifié. Ainsi, une même tâche serait proposée pour 4 ateliers, par jour. Mais on prévoirait une différenciation des difficultés des tâches à anticiper et modérer selon les possibilités connues des élèves. On demanderait plus à certains groupes d’enfant, moins ou autrement à d’autres, et cela selon les activités.
- L’idée étant au final d’arriver en fin d’année à demander autant ou pareil à tous les élèves. Ce serait une même tâche proposée avec des variantes d’acquisition différentes, une variante différente pour chacun des ateliers ou regroupements des enfants en atelier. Ce dispositif demande d’évaluer au préalable les élèves pour ajuster le dispositif. Il est vrai qu’en maternelle, plus particulièrement, on peut rencontrer de grands écarts de développement et possibilités cognitives chez les jeunes élèves qui se résorbent avec le temps et des activités qui s’inscrivent dans leur juste zone de proche développement.
- Le principe est de développer un apprentissage différencié par groupes de besoin variables selon les tâches, les époques de l’année scolaire, les élèves et les compétences visées... La pédagogie différenciée permet donc de mettre en place des groupes de besoin. Ces groupes, contrairement aux groupes de niveaux, sont maléables et ponctuels. En d’autres termes, les groupes de besoin sont constitués en fonction des besoins des élèves à un moment donné sur un problème donné. Ils ne constituent en aucun cas des groupes de niveau à péréniser dans l’année.
- Il convient pour l’enseignant de savoir élaborer un « escalier » des difficultés, un itinéraire des difficultés vis-à-vis d’un objet de savoirs, vis-à-vis d’une compétence à faire acquérir. Ce qui exige un savoir faire pas toujours maîtrisé et peu enseigné, semble t-il. Cela étant, se dégage ici un axe majeur de réflexion pour une professionnalité accrue et une piste nouvelle de formation des enseignants.

- D’après le rapport Bentolila, les notes de conclusion (Décembre 2007 : La maternelle au front des inégalités linguistiques et sociuales) pour réfléchir à une nouvelle ambition :

- 1 - Affirmer que la maternelle est une école à part entière et non « entièrement à part » en rendant obligatoire la scolarité dès trois ans révolus.
- 2 - Présenter clairement les objectifs prioritaires de l’école maternelle et détailler pour chacune des trois années des programmes et les progressions spécifiques.
- 3 - Se désengager progressivement de la scolarisation à deux ans.
- 4 - Rendre obligatoire une formation spécifique d’au moins 50 heures pour les enseignants qui se destinent à l’école maternelle. Ce module sera proposé aussi bien en formation initiale que continue.
- 5 - Prendre en compte de manière significative l’école maternelle dans la formation des cadres : IEN et CP ; on veillera à placer un CP spécialisé dans chaque équipe de circonscription.
- 6 - Organiser des rencontres individuelles obligatoires avec les parents en début d’année et chaque trimestre.
- 7 - Organiser la classe afin que chaque élève bénéficie chaque jour de plusieurs ateliers dont au moins un atelier d’apprentissage animé par l’enseignant.
- 8 - Lire aux élèves des textes de qualité deux fois par jour avec exploitation pédagogique et constituer progressivement un patrimoine culturel commun (liste de textes pour l’école maternelle).
- 9 - Enrichir, de façon régulière et progressive, le stock lexical de chaque élève ; constituer un « trésor lexical » dans chaque classe : un mot nouveau par jour.
- 10 - Faire de la maîtrise de la langue l’objectif essentiel de l’école maternelle ; mettre en place des ateliers spécifiques, obligatoires et quotidiens permettant :
- la mise en évidence des droits et devoirs de la communication.
- l’éveil puis la maîtrise de la conscience phonologique.
- la sensibilisation à l’organisation syntaxique.
- un entraînement rigoureux aux gestes graphiques.
- 11 - Garantir le repérage et le suivi des enfants présentant des troubles spécifiques de langage.
- 12 - Faire des classes de 20 élèves maximum dans les zones d’insécurité linguistique. Veiller à la stabilité des enseignants et exiger des projets d’écoles qui prennent en compte la diversité culturelle.
- 13 - Mettre en place d’un programme de mobilisation des étudiants pour renforcer la médiation individuelle pour les élèves en difficulté de langage hors temps scolaire.
- 14 - Evaluer le degré de maîtrise de la langue dans ses différentes dimensions à la fin de la grande section afin d’éclairer les choix de rythme et de progression au CP.
- 15 - Favoriser la création, la conception et la diffusion d’outils (manuels et multimédias) spécifiques aux apprentissages en maternelle.

- Sources documentaires : Les ateliers en maternelles, éditions Belin

P.-S.

(c) ClassEdu.com, 2008 / Philippe Clauzard

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