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Histoire : le maillon faible de la primaire ?

mercredi 11 février 2009, par classedu

Si l’on en croit l’inspection générale, l’enseignement de l’histoire est problématique. Problématique pour les enseignants qui manquent d’assurance face à cette matière à enseigner. Problématique pour les élèves qui construisent « des connaissances ponctuelles et superficielles, utiles, sans nul doute, mais qui ne permettent ni d’entrer dans une problématique précise, ni de construire des notions essentielles ».

- Face à ces constats peu glorieux on pourrait s’attendre à un plan de formation à la hauteur… L’histoire, la géographie et l’éducation civique représentaient 3% des actions de formation au début des années 2000. Le taux est tombé à 2% en 2006-2007. Des chiffres qui disent assez bien l’importance toute relative donnée dans les faits à cette matière. Le passage à 24 heures hebdomadaires complique encore le travail des professeurs qui doivent enseigner la même chose dans un temps plus restreint. Tableau noir qui dit pourtant assez mal la richesse des ressources et de l’engagement des enseignants qui inventent cet enseignement dans les classes.
- Les « traces du passé dans notre présent » sont, en France, quasi à la porte des écoles. Le patrimoine architectural, des vestiges romains aux châteaux médiévaux en passant par des constructions plus contemporaines mais aussi le patrimoine industriel. Autant d’exem-ples d’outils de médiation pour entrer dans l’histoire, pour étudier de près les formes d’organisation sociale, politique et économique, etc, en vigueur au temps de leur construction.
- Les musées et autres lieux de mémoire sont des ressources d’une grande richesse. Certains d’entre eux disposent encore de postes d’enseignants détachés, médiateurs indispensables entre les collections, les expositions et les classes. Le mémorial de Caen propose en ce moment, une exposition sur « Les enfants dans la Shoah »* à ce titre remarquable. Les services « éducation  » de structures dédiées à l’histoire conçoivent des documents adaptés. Certains proposent même des formations pour les enseignants…
- Le rôle de la littérature jeunesse dans l’enseignement de l’histoire a été souligné dans les programmes 2002. Ces histoires individuelles romancées donnent une réalité à des situations parfois difficiles à appréhender par le simple support de documents plus classiques. Le roman Deux graines de cacao** est devenu une référence pour parler de l’esclavage. Certains enseignants utilisent même des films de fiction pour donner du relief à une période donnée mais aussi pour mettre en perspective les décalages temporels qui pourraient exister.
- Enfin, l’entrée de l’histoire des arts dans les programmes devrait favoriser encore plus l’utilisation de supports iconographiques dans l’étude d’un point fort choisi.

P.-S.

ClassEdu.com, 2010/édité par eduactive.info

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