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Convention interministérielle 2007 sur l’égalité filles - garçons

jeudi 18 février 2010, par classedu

L’égalité des filles et des garçons constitue pour l’Éducation nationale une obligation légale et une mission fondamentale. Réalisée dans les faits depuis que les écoles et les établissements sont devenus mixtes dans les années 70, la mixité scolaire ne recouvre pas pour autant une situation d’égalité entre les filles et les garçons. Trop de disparités subsistent dans les parcours scolaires des filles et des garçons. L’éducation à l’égalité est une condition nécessaire à l’évolution des mentalités. Les écoles, les collèges, les lycées peuvent devenir les lieux d’un vrai apprentissage de l’égalité entre les filles et les garçons.

- Le cadre législatif

"Les écoles, les collèges, les lycées (...) contribuent à favoriser la mixité et l’égalité entre les hommes et les femmes, notamment en matière d’orientation. Ils assurent une formation à la connaissance et au respect des droits de la personne ainsi qu’à la compréhension des situations concrètes qui y portent atteinte". Cet article 121-1 du code de l’éducation reprend l’article 5 de la loi d’orientation et de programme pour l’avenir de l’École du 23 avril 2005. Une situation contrastée Les filles réussissent mieux que les garçons

Dès l’école primaire, les filles obtiennent de meilleurs résultats scolaires que les garçons et elles redoublent moins. Elles ont de meilleures évaluations en C.E.2 en français mais, dès ce très jeune âge, elles ont de moins bonnes évaluations en mathématiques.

En 2005, 82,3 % des filles ont obtenu le brevet et seulement 75,6 % des garçons. Elles sont 8,8 % de plus que les garçons à être orientées en seconde générale et technologique. Elles réussissent le baccalauréat à près de 82 % contre 77,7 % de garçons. 68,4 % d’une génération de filles sont aujourd’hui titulaires de ce diplôme, soit 11,5 % de plus que les garçons de la même génération. ...mais elles n’ont pas les mêmes parcours scolaires

Quelles que soient leur appartenance sociale ou leur réussite scolaire, les filles optent moins que les garçons pour une 1ère scientifique. Elles s’engagent très rarement dans les sections industrielles. Moins soucieuses que les garçons des débouchés professionnels, elles hésitent encore à s’engager dans les filières sélectives : un quart de filles seulement en classes préparatoires aux grandes écoles scientifiques. Malgré leurs bonnes performances scolaires, les filles ne diversifient pas assez leur choix d’orientation : dans l’enseignement professionnel, 8 filles sur 10 se regroupent dans les 4 spécialités de services (secrétariat, comptabilité, commerce, sanitaire et social) quand les garçons font des choix beaucoup plus variés. Ce constat met en évidence la persistance des préjugés et des stéréotypes dans la société et sans doute aussi dans l’école. L’insertion professionnelle des filles pâtit ensuite de l’étroitesse de ces choix de départ. Filles et garçons intériorisent encore les stéréotypes

Malgré quelques signes d’évolution favorable, filles et garçons continuent à se conformer d’abord dans leur orientation, puis dans leur choix de métier, à ce qui est reconnu comme leur domaine respectif de compétence dans les schémas socio-professionnels : 80 % de filles en filière littéraire, 95 % dans la série médico-sociale que les garçons délaissent. Dans le domaine de la production, les filières sont quasi exclusivement masculines.

À niveau égal dans les disciplines scientifiques, les filles ne s’engagent pas autant que les garçons dans cette voie porteuse d’emplois : 48 % des filles dont les résultats aux évaluations de 6ème en mathématiques les plaçaient dans le quartile supérieur vont en série S, alors que le taux pour les garçons est de 68 %. 64 % des filles qui jugeaient avoir un très bon niveau en mathématiques en fin de collège sont allées en terminales S, contre 78 % de garçons du même profil. Un objectif ambitieux : plus de filles en filières scientifiques

La persistance de cette prévention des filles à l’égard des sciences et techniques est constatée en France comme dans la plupart des pays européens. Elle les détourne de branches professionnelles porteuses d’emploi. La société est privée de ressources indispensables à son développement. Pour fixer clairement la nécessité d’une modification des comportements, l’un des indicateurs de performance retenu dans le cadre de la LOLF fixe à l’enseignement scolaire un objectif ambitieux : la proportion de jeunes filles dans les classes terminales séries scientifiques générales et technologiques doit augmenter de 20 % avant 2010. A cette échéance, la proportion de filles dans ces classes doit atteindre 44,6 %. Quand on sait que la progression enregistrée pour cet indicateur 90 a été de 2,6 % entre 1997 et 2003, l ’objectif ainsi fixé suppose que soit menée une politique très volontariste.

- L’outil : une convention entre 8 ministères

Une nouvelle convention interministérielle pour la promotion de l’égalité des chances entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes dans le système éducatif est signée pour la période 2006-2011. Elle réaffirme la nécessité de développer une approche globale dans l’ensemble de la démarche éducative, notamment dans le cadre de l’orientation et de l’éducation à la citoyenneté, en associant les efforts de 8 ministères : Emploi, Éducation nationale, Justice, Transports, Agriculture, Culture, Cohésion sociale, Enseignement supérieur. Elle s’inscrit à la suite de la précédente convention qui, entre 2000 et 2006, a fédéré les initiatives de plusieurs ministères et prend en compte les avancées de la Charte de l’égalité entre les femmes et les hommes élaborée en 2004 par le ministère des Affaires sociales, du travail et de la solidarité.

- L’éducation à l’égalité à l’école

C’est à l’école, et dès le plus jeune âge, que s’apprend l’égalité entre les sexes. L’apprentissage de l’égalité entre les garçons et les filles est une condition nécessaire pour que, progressivement, les stéréotypes s’estompent et d’autres modèles de comportement se construisent. Basée sur le respect de l’autre sexe, cette éducation à l’égalité, partie intégrante de l’éducation civique, implique notamment la prévention des comportements et violences sexistes. Dans le cadre des Comités d’éducation à la santé et à la citoyenneté (C.E.S.C.), les établissements sont invités à développer toutes les actions de sensibilisation et de formation qui peuvent apprendre le respect de l’autre, au premier rang desquelles l’éducation à la sexualité. Le socle commun des connaissances et des compétences institué par le décret du 11 juillet 2006 identifie précisément le respect de l’autre sexe et le refus des stéréotypes parmi les compétences sociales et civiques que tout élève doit acquérir et développer au cours de sa scolarité obligatoire. Les établissements sont incités à inscrire cette préoccupation dans leur règlement intérieur.

- Texte de la Convention interministérielle 2007


- Pour l’égalité des chances entre les filles et les garçons

- Cet espace numérique est l’espace de la mission pour la Promotion de l’égalité des chances entre les filles et les garçons du SAIO de l’académie de Bordeaux. Il est alimenté avec l’appui du CRDP d’Aquitaine.

- Le constat : une « mixité inaccomplie »

La mixité est réalisée dans les établissements scolaires depuis les années 70, rendue obligatoire par la loi du 11 juillet 1975 et pourtant, les inégalités demeurent ! Malgré leurs meilleurs résultats scolaires, les filles hésitent à s’engager dans les voies de formation les plus longues, les plus sélectives ou valorisantes sur le marché du travail. Si elles prédominent dans les filières littéraires et tertiaires, les garçons restent majoritaires en filières scientifiques et industrielles, notamment en IUT et écoles d’ingénieurs. Lorsque l’offre de formation se diversifie, on observe une séparation des sexes plus ou moins marquée sous l’effet conjugué du fonctionnement de l’institution scolaire et des stratégies de choix des familles.

- Une mission et une obligation…

La mixité et l’égalité entre les garçons et les filles, les hommes et les femmes, constituent une obligation légale, énoncée dans l’article 5 de la « loi pour l’avenir de l’école » (23 avril 2005) et une mission fondamentale pour l’Education Nationale. Ce qui exige une politique déterminée dans les établissements scolaires, à laquelle contribuent tous les acteurs de l’école : élèves, parents, professeurs, personnels éducatifs et les soutiens essentiels que sont les partenaires institutionnels, les réseaux professionnels et associatifs.

- Les missions « Egalité des chances pour les filles et les garçons », implantées dans les rectorats, ont pour objectifs :

* De fournir des informations régulières, notamment des données statistiques académiques, sur la place des femmes et des hommes dans le système éducatif et dans la société * D’encourager et de faire connaître les actions mises en œuvre par les équipes éducatives * De proposer des moyens d’actions, des outils et un accompagnement à ceux qui désirent œuvrer vers plus d’égalité.

Ces objectifs s’inscrivent dans le cadre plus général de « l’égalité des chances » défini par le Projet académique 2006-2010.

- Extrait du site http://carec.ac-bordeaux.fr/fillegarcon/missionsaio.asp

- Autre site de ressources : http://www.ac-orleans-tours.fr/orientation/mixite/pro/ressources.htm

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