CLASS-EDU Site personnel de conseils pédagogiques/didactiques

La pédagogie Freinet

jeudi 12 juillet 2007, par classedu

- Les grands axes qui orientent la pédagogie Freinet sont les suivants :

- Une éducation par la réussite.
- Une éducation du travail.
- Le respect de l’identité personnelle et de la diversité.
- La prise en compte du besoin de s’exprimer librement et de communiquer.
- La responsabilité coopérative.
- Le droit à un autre mode d’appropriation des savoirs. Une attitude de recherche.

- Des enseignants de l’ICEM - pédagogie Freinet animent des chantiers coopératifs grâce auxquels naissent, se développent, sont affinés les projets qui aboutissent aux revues et outils pédagogiques.

- Bibliographie :

- Perspectives d’Éducation populaire, Collectif ICEM, Maspéro, 79.
- Les équipes pédagogiques, Maspéro, 80.
- Pour une méthode naturelle de lecture, Casterman, 80.
- Les dessins de Patrick, P. Le Bohec et M.Le Gulîbu, Casterman, .
- Les rois nus, J. Channe, Casterman, E3.
- Croqu’Odile, croquodile, Collectif ICEM.Casterman, E3.
- L’aventure documentaire, M. Barre, Cas­terman, E3.
- Pour une mathématique populaire, E. Lêmery, Casterman, E3.
- A corps retrouvé, Collectif ICEM, Casterman.
- Histoire partout, géo tout le temps, Collectif ICEM, Syros.
- L’école sous surveillance, Collectif ICEM, Syros.
- Invitation au poème, Collectif ICEM, Casterman.


ESSAI DE TABLEAU SYNOPTIQUE SUR LA PEDAGOGIE FREINET

LA PÉDAGOGIE FREINET :

C’est la prise en compte. à des fins éducatives des besoins de chaque enfant. 1. Exprimer ses sentiments et ses idées : parole, dessin, texte, illustrations - feuilles imprimées 2. Communiquer avec autrui. 3. Créer. agir. connaître. Approfondissement des intérêts spontanés, mis à par l’expression libre. 4. S’organiser. 5-S’évaluer.

MOTIVER, pour ORGANISER LE TRAVAIL. RÉALISER

REALISER

Point de départ de l’activité de groupe : entretien, débat, albums, mise au point en groupe, livre de vie, journal scolaire

CORRESPONDANCE :

Les échanges motivant le travail (feuilles imprimées, journaux scolaires, colis, bandes magnétiques, voyages-échanges Comptes rendus, conférences...)

ATELIERS de travail manuel, d’expression, de travail manuel, technique...

NOUVELLE ORGANISATION DU TRAVAIL :

- Plans de travail.
- Fichiers livrets autocorrectifs.
- Fichier de travail coopératif.

SOURCES DE DOCUMENTATION :

- Fichier documentaire.
- Bibliothèque de Travail.
- B.T.Sonores.

BILAN HEBDOMADAIRE :

- Notes et classements sont répartis par une confrontation des travaux réalisés.

et pour DÉVELOPPER SA PERSONNALITÉ

extériorisation personnelle les idées d’autrui ne sont plus acceptées passivement l’activité en groupe amène l’enfant à prendre ses responsabilités L’enfant peut établir des liens personnels avec d’autres enfants. Nécessité d’améliorer l’expression pour faciliter la communication. + Travail personnel de recherche. + La culture s’acquiert par l’activité selon le processus du tâtonnement expérimental.

INDIVIDUALISATION du groupe vers le quartier

en rapport avec SON MILIEU

Entraînement au travail an équipes et instauration d’une véritable discipline coopérative. Extériorisation du groupe vers le quartier Dépassement du cadre scolaire Mise an commun, approfondissement.

Travail par groupes.

ORGANISATION, COOPÉRATIVE : Conseil de coopérative.

SOURCES D’ INFORMATION : Photo. cinéma.

AUTO-EVALUATION
- Chacun apprend à évaluer ce qu’il a réalisé. S’évaluer.

BREVETS : L’enfant témoigne de ce qu’il est capable de faire.

Mais rien ne sera fait s’il n’y a pas transformation des relations maître-élèves car la pédagogie Freinet est une éducation dans la confiance qui s’accompaqne d’une réelle prise "en charge par les enfants de leur mode de vie et de travail" ;


Pour s’informer sur les sessions de formation à la pédagogie Freinet.Pour trouver une école ou une classe pratiquant la pédagogie Freinet. ICEM BP 39 06321 Cannes La Bocca Cedex

Pour connaître les outils et les revues de la pédagogie Freinet. Pour entrer en contact avec un secteur de travail de l’ICEM (français, math, sciences, histoire­géo, etc.). Pour se procurer la charte de l’École moderne.


BIOGRAPHIE DE CÉLESTIN FREINET 1896-1966

Né à Gars (A.-M.) le 15 octobre 1896. Élève du cours complémentaire de Grasse et de l’école normale de Nice, sa première classe IL fit la guerre de 1914-1918 où, jeune officier, il fut très grièvement blessé devant Verdun*. Convalescent, il fait la classe à Bar-sur-Loup en 1920, il cherche à réaliser, par son éducation, le « plus jamais ça » qu’on proclame partout après la tuerie. Il cherche, il étudie tous les mouvements d’édu­cation nouvelle qui foisonnent alors au sein de la pédagogie internationale. En 1924, il réalise la première correspondance interscolaire avec son camarade Daniel du Finistère. En 1926, il utilise le premier l’imprimerie à l’école.
- 1927 : Premier Congrès à Tours des adeptes de I ’imprimerie à l’école. Naissance de la Gerbe enfantine, revue pour les enfants, rédigée par des enfants et du bulletin de travail qui deviendra
- 1928 : Création de la Coopérative de l’ensei­gnement laïc (CEL). La même année, il s’installe à Saint-Paul-de­-Vence où naîtra la fameuse affaire de Saint­-Paul à l’issue de laquelle il sera « mis en congé » et devra quitter l’enseignement public.
- 1935 : Ouverture de l’école de St-Paul. Il la peuple de petits enfants d’Aubervilliers puis de jeunes réfugiés espagnols victimes de la guerre civile. Il crée avec Romain Rolland le Front de l’enfance.

Paraissent, à la CEL, les brochures d’Éducation nouvelle populaire (BENP) ponctuées des grands mots d’ordre qui martelleront son action : « Plus de leçons. » « La grammaire en quatre pages. » « Le fichier scolaire coopératif. » « La lecture par l’imprimerie à l’école. »

- En 1936, Le Front populaire lui permet de mieux diffuser sa pédagogie libératrice. En 1940, il est arrêté et interné. Il écrit : L ’éducation du travail et Essai de psychologie sensible appliquée à l’Education. Grand blessé de guerre, il est mis en liberté surveillée et gagne le maquis qu’il dirige dans la vallée de Vallouise.
- En 1947, il reprend possession de son école de Vence. Il est membre du Comité de Libéra­tion des Hautes-Alpes.
- En 1948 est créé à Dijon, l’Institut Coopératif de l’École moderne. Il n’a de cesse que la CEL ait une assise foncière lui assurant indépendance et sécurité. Son siège social est créé à Cannes où elle fonctionne à côté de l’administration de l’ICEM.  Il meurt à Vence le 8 octobre 1966 et est inhumé à Gars (A.-M.).

*Rectificatif : Ici l’adresse d’une page du site des Amis de Freinet à propos de la blessure de Freinet le 23 octobre 1917. http://freinet.org/amisdefreinet/bl... Le livre "Touché " est toujours disponible chez les Amis de Freinet au prix de 6 euros + 2 euros de port chez le trésorier goupil_guy@hotmail.com

Rétablissons la vérité avec des extraits d’ouvrages de Célestin Freinet, Madeleine Freinet et Michel Barré.

de Célestin Freinet : Ma belle canne en serpent que j’avais coupée à Vrigny, je l’ai perdue. Je la cherche désespérément, pressentant l’immense malheur... Oh ! J’en suis sûr, si je l’avais retrouvée, je serais encore comme vous, et je chanterais et je rirais... je ne serais pas un pauvre mutilé. Je marchais droit devant ma ligne de tirailleurs, regardant, sur la côte en face, monter le 2e bataillon, précédé du feu roulant. Un coup de fouet indicible en travers des reins : « Pauvre vieux... c’est ta faute... Il ne fallait pas rester devant... tu n’aurais pas reçu ce coup de baïonnette. » J’ai ri - je croyais qu’un soldat m’avait piqué par inadvertance, et je voulais l’excuser - j’aurais voulu cacher ma douleur... je suis tombé... Qu’elle était bête cette balle ! Par le milieu du dos, le sang gicle... Ma vie part avec... je vois la mort s’avancer au galop... Je n’ai pas voulu m’évanouir et je ne me suis pas évanoui... j’ai voulu me lever : j’ai rassemblé toutes mes forces ; je n’ai pas bouger... Ma poitrine est serrée dans un étau. Couché sur le brancard, j’ai senti qu’il pleuvait. L’aéro de la mission rasait le sol. Mon casque est tombé. Le médecin de bataillon est tout rouge de sang - un boucher. Dans le trou où j’attends un autre crie... on vient... Oh ! que de blessés !... Je grogne. Les Allemands (affectés au service sanitaire) qui me portent s’arrêtent. Ils cherchent des épingles anglaises pour me couvrir de deux capotes... Ils me remportent le plus doucement possible. Des tanks énormes vont à la bataille. Un blessé léger s’en va clopin-clopant vers l’arrière... que je l’envie !... Me voilà revenu à mon point de départ, à 1500 mètres du nouveau front. Que suis-je allé faire là-bas ? chapitre II page 18 dans "Touché ! Souvenirs d’un blessé de guerre" par Célestin Freinet, livre republié en 1996 par Madeleine Freinet. Ce livre, re-publié en 1996 par Madeleine Bens Freinet à l’Atelier du Gué, est disponible aux Amis de Freinet au prix de 6 € plus 2 € de port à commander chez le trésorier Guy Goupil goupil_guy@hotmail.com

L’Educateur n°5 de novembre 1966 et le bulletin des Amis de Freinet n°12 de 1972 ont publié des textes extraits de "Touché".


de Célestin Freinet : Nous avions parcouru 200 mètres et nous atteignons des grottes d’où sortaient, bras en l’air, des groupes d’Allemands prisonniers. Tout d’un coup, j’ai reçu dans les reins comme un grand coup de bâton et je me suis écroulé. Le sang coulait, chaud dans mon dos. On dégrafe mes habits, on prend mon pansement qu’on applique sur la plaie et on me dépose dans un trou d’obus où j’ai attendu longtemps, longtemps, une éternité. Un médecin est venu, a regardé ma blessure et a épinglé à ma capote une fiche d’évacuation. Ma poitrine est serrée comme dans un étau. Je ne peux ni crier, ni appeler. Des prisonniers allemands arrivent, me placent sur un brancard, me chargent sur leurs épaules et me transportent vers l’arrière. Ils s’arrêtaient de temps en temps pour me recouvrir d’une capote et vérifier si j’étais mort. page 21 dans la BT 403 "Combattant de la guerre de 1914-1918" par Célestin Freinet.


de Madeleine Freinet : Aux Armées, octobre 1917. Certificat de visite / Aspirant Freinet Célestin, du 140 d’infanterie 2e Cie / sera admis à l’hôpital étant atteint de plaie par balle le 23.10.17 à Laffaux, du fait des opérations de guerre. / Balle / Apophyse sur (ou sous) épineuse droite / Tissus mous/ Os fracturé 8e côte plèvre. Complications et opérations pratiquées : HOE 16/2 page 51 dans "Elise et célestin Freinet Souvenirs de notre vie" par Madeleine Freinet publié chez Stock en 1997.

Quand on a fait l’attaque j’avais une canne en serpent. Je la considérais comme une sorte de fétiche. Arrivé au bois des Gobineaux je l’avais levée une fois pour frapper un boche prisonnier. J’ai senti que c’était mal. Elle s’est abattue sans force et l’a tout juste effleuré. Quelques instants après je l’ai oubliée dans un coin. 6 mai. Gars. Hier j’ai reçu ma citation au régiment et maintenant je suis content : Jeune aspirant qui s’est vaillamment comporté au combat du 23 octobre 1917. Très grièvement blessé en enlevant la position ennemie à la tête de sa section. page 55 dans "Elise et célestin Freinet Souvenirs de notre vie" par Madeleine Freinet publié chez Stock en 1997.


de Michel Barré : En octobre 1914, la guerre écourte son séjour à l’école normale. La consigne ministérielle a été donnée de remplacer certains instituteurs mobilisés par des normaliens en dernière année d’études. Célestin Freinet est donc nommé à l’école de Saint-Cézaire, à l’ouest de Grasse (il a tout juste 18 ans). Six mois plus tard, le 15 avril 1915, il est lui-même mobilisé, après avoir obtenu en mars le Certificat de Fin d’Études Normales. Sur sa vie au front, deux sources d’informations sont données par Freinet lui-même : la B.T. 403 Combattant de la Guerre de 1914-1918 dans laquelle il raconte aux enfants son expérience personnelle de la guerre et un récit écrit pendant sa convalescence, publié en 1920 : Touché ! (souvenirs d’un blessé de guerre). De larges extraits en ont été republiés après sa mort dans L’Éducateur n’ 5, nov. 1966. Nous apprenons dans la B.T. que son baptême du feu date du 2 janvier 1916 dans le sud de l’Alsace, qu’il est aspirant et a la responsabilité d’une quarantaine de soldats (il a eu 19 ans, deux mois et demi plus tôt). Pour les jeunes lecteurs, Freinet décrit différents aspects de la vie des tranchées. C’est le 23 octobre 1917 qu’il est très grièvement blessé. Une curieuse tradition orale situe l’événement à Verdun, alors que l’intéressé dit clairement que c’est au Chemin des Dames, près de Soissons. Son dossier militaire précise même : au moulin de Laffaux, lieu de multiples affrontements, depuis les catastrophiques offensives Nivelle d’avril 17 qui provoquèrent des mutineries. Précisons que le roman de Barbusse : Le Feu, publié en 1917, se situe dans le même secteur (il est dédié à ses « camarades tombés à Crouy et sur la cote 119 »). Cette coïncidence de lieu n’est peut-être pas étrangère à la sympathie qui lia aussitôt les deux hommes après cette guerre.

Dans « Touché ! », Freinet raconte les circonstances de sa blessure : Je marchais droit devant ma ligne de tirailleurs, regardant, sur la côte en face, monter le 2 bataillon, précédé du feu roulant. Un coup de fouet indicible en travers des reins. « Pauvre vieux.., c’est ta faute... Il ne fallait pas rester devant... Tu n’aurais pas reçu ce coup de baïonnette ». J’ai ri - je croyais qu’un soldat m’avait piqué par inadvertance, et je voulais l’excuser - J’aurais voulu cacher ma douleur.. je suis tombé... Qu’elle est bête cette balle ! Par le milieu du dos, le sang gicle... Ma vie part avec... Je vois la mort avancer au galop... Je n’ai pas voulu m’évanouir et je ne me suis pas évanoui... J’ai voulu me lever : j’ai rassemblé toutes mes forces, je n’ai pas bougé... Ma poitrine est serrée dans un étau. Couché sur le brancard, j’ai senti qu’il pleuvait. (...) Le médecin du bataillon est tout rouge de sang - un boucher. Dans le trou où j’attends un autre crie... On vient... Oh ! que de blessés !... Je grogne. Les Allemands qui me portent s’arrêtent. Ils cherchent des épingles anglaises pour me couvrir de deux capotes... Ils me remportent le plus doucement possible. Constat inscrit dans son dossier militaire : « L’aspirant Freinet Célestin du 140e d’Infanterie, 2e compagnie, est admis à l’hôpital, étant atteint de plaie pénétrante du thorax par balle ». Il faut opérer car la balle, après avoir traversé le poumon droit, s’est logée dans l’épaule. Le récit continue après l’opération : J’ai soif !... j’ai soif !
- Rien à boire, ça vous ferait mal. Alors, j’ai revu la belle source de mon village qui dégringole du rocher et qui suit le canal. Je me suis couché à plat ventre ; j’ai trempé mes lèvres avides dans cette eau rédemptrice... Comme c’est délicieux !... Jusqu’au matin, j’ai bu l’eau si claire de notre source et elle ne m’a pas désaltéré. Pendant quelques jours, c’est le combat contre la mort : Quelqu’un me parle d’une voix douce et lente. J’ouvre un instant les yeux. une grosse tête encadrée d’une grosse barbe se penche sur moi. On me frotte les mains, les yeux, les oreilles, la bouche... Je baise un crucifix énorme et froid...
- Ah ! non !je ne veux pas mourir !... Ils sont fous de me donner l’extrême onction !... Et je me replonge dans mon éternelle inconscience qui est déjà la mort. La sarabande infernale recommence dans la poitrine et dans le crâne. Vous tous, qui craignez la mort parce que vous vous figurez une montagne de souffrances toujours plus atroces jusqu ’au moment où vous vous sentirez devant le gouffre, remettez-vous... C’est plus facile de mourir et je ne le redoute plus. Heureusement le blessé est jeune (juste 21 ans), sain et robuste, il échappe à la mort, à l’infection, mais tous ceux qui auront, par la suite, l’occasion de voir Freinet travailler au jardin, torse nu, seront frappés par l’énorme cicatrice en creux qu’il a gardée à la partie postérieure de la poitrine. Les conséquences de sa blessure (« séquelle de pleurésie purulente, suite de la plaie pénétrante du thorax ; résection de 4 cm de la 9e côte droite ; vaste cicatrice ; rétraction thoracique accentuée ; raideur articulaire de l’épaule droite ») lui font attribuer un taux d’invalidité de 70%. Alors commence une interminable convalescence. Il faut quitter l’hôpital. Je suis monté dans le train, et personne ne m’a aidé... Personne ne m’a demandé si j’avais froid... si je voulais boire... si je n’étais pas fatigué. Et plus rien. Ceux qui ne savent pas se taire parlent de cette miss qui était si gentille.., de celle-là qui, un jour... le docteur... le parc... Malheureux compagnons, vous voyiez encore ce matin une auréole de gloire. Non, nous ne sommes pas « glorieux », nous sommes « pitoyables ». Elle ne reviendra plus ma jeunesse perdue. Les feuilles ont poussé trop tôt cette année. (extraits de « Touché ! »)

C’est sur ce cri de désespoir que se termine le récit. Mais le jeune paysan de Gars a acquis assez de force de caractère pour ne pas céder à la résignation. Il refuse d’être à jamais le héros mutilé (avec Médaille militaire et Croix de guerre, jamais arborées) à qui l’on procurerait peut-être un emploi protégé, pas trop fatigant. Il s’était préparé à devenir instituteur, peu importe son état, il sera instituteur. Il doit désormais porter témoignage contre l’horreur de la tuerie qui ne profite qu’aux plus riches. Il veut lutter contre le dressage et le conditionnement moral qui, dès l’école, ont insidieusement préparé les esprits à l’obéissance aveugle et à la hargne belliciste. pages 11 à 13 dans "Célestin FREINET un éducateur pour notre temps" par Michel Barré.

P.-S.

Classedu.com, 2007/édité par eduactive.info

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